Le festival Futurs possibles 2026 a proposé, pour sa cinquième édition, une exploration de la crise écologique à travers la question technique. De 2022 à 2026, le festival a réuni chercheur·euses, artistes, militant·es et citoyen·es pour mieux comprendre le présent, penser des alternatives et imaginer ensemble le monde de demain.
Cette édition intitulée “Quelle(s) technique(s) pour réparer le monde ?” s'est intéressée aux différents « chemins » qui se dessinent pour faire face à la dégradation des conditions d'habitabilité de notre planète et plutôt que d'opposer high tech et low tech, le festival a interrogé la possibilité d'inventer des modes de vie et de production à la fois désirables, justes et durables.
Le festival s'est ouvert le vendredi 29 mai 2026 à 18h30 avec un entretien intitulé « On n'arrête pas le progrès ? », mené par l'historien des sciences et techniques François Jarrige et animé par le journaliste Nicolas Celnik, autour de la tension entre innovation technologique et sobriété. La soirée s'est poursuivie à 21h avec le spectacle Big Data Yoyo de la compagnie L'Amicale de production.
Le week-end a été rythmé par des discussions, des ateliers, des repas, et la restitution du projet La Grande Bricole, création participative menée avec les bricoleur·euses du Forez.
Tout au long du week-end, le public a également pu découvrir un jeu de piste conçu par les étudiant·es du master numérique de l'ESADSE, une sélection d'ouvrages proposée par la librairie Lune et l'autre.
La programmation, construite avec l'ensemble des intervenant·es (chercheur·euses, artistes, étudiant·es, militant·es), a ainsi permis au public de se saisir collectivement de la question technique et de se forger un avis éclairé, à travers spectacles, conférences, tables rondes, ateliers participatifs et temps d'échange. Le festival s'inscrivait dans un parcours d'éducation populaire, prolongeant un projet porté par le Château de Goutelas depuis soixante ans.
Avec François Jarrige, historien des sciences et techniques, Agnès Crépet, responsable de l'ingénierie logicielle chez Fairphone et membre du Mouton numérique, Olivier Tesquet, journaliste et auteur spécialiste de la technologie, Fanny Hugues, sociologue spécialiste des "débrouilles rurales", Nicolas Celnik, journaliste et auteur spécialiste de la technologie, Julie Madon, sociologue spécialiste de la réparation, l'Atelier paysan, coopérative d'autonomisation technique de l'agriculture, Morgan Meyer, sociologue spécialiste de la participation et de la co-construction des connaissances, L’Amicale de production, la compagnie Titanos, le collectif Enoki, l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne, des associations et professionel·les du Forez...